Approche anthropologique de l'absence :le cas del'émigration du village maraghna (Illoula Oumalou)
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Le travail que nous vous proposons ici, est une analyse anthropologique de l'absence occasionnée par l'émigration dans un village de Kabylie ; le cas du village Maraghna Notre choix d'aborder le phénomène de l'émigration au sein de la société paysanne kabyle n'était pas fortuit. Il a été alimenté par un certain nombre de raisons. Depuis le début du vingtième siècle, l'émigration demeure une ressource économique très importante pour les kabyles. De nos jours l'émigration est toujours au centre de tous les débats. C'est un sujet d'actualité qui intéresse les études anthropologiques. Nous avons centré notre étude autour d'émigrés et de leurs proches au sein d'un village qui se nomme Maraghna situé en haute montagne de Kabylie dans la région d'IlloulaOumalou. Nous avons choisi de travailler sur le phénomène migratoire de ce village qui a plus d'un siècle d'histoire d'émigration, et cela suivant l'éthique de la discipline de l'anthropologie où le chercheur doit étudier le local afin d'appréhender le global, c'est-à-dire procéder à l'étude de cas. Afin d'aborder notre thème de recherche qui est l'étude des absences engendrées par l'émigration, il était impératif pour nous de mettre en évidence l'histoire, les causes et les conséquences de ce phénomène que nous avonsdéveloppé à travers les différents chapitres de notre recherche. Dans le premier chapitre qui est le cadre méthodologique de notre recherche, nous avons présenté globalement notre objet de recherche en citant les raisons de notre choix d'aborder ce genre de thématique, puis nous avons défini quelques concepts-clés qui nous ont guidés à travers notre étude comme " émigration-immigration " qui sont les concepts de base pour notre travail de recherche. Par la suite, nous avons présenté les outils nécessaires que nous avons utilisés durant notre enquête de terrain au village Maraghna, à titre d'exemple les entretiens semi-directifs qui sont le fil conducteur de notre travail. A travers ces entretiens nous avons ciblé toutes les tranches d'âge et les catégories des habitants du village Maraghna ; car ce phénomène n'est pas spécifique à une tranche sociale bien définie. Le deuxième chapitre englobe la présentation du terrain, la localisation géographique, l'histoire de l'appellation, les mythes de fondation du village Maraghna, les ressources économiques, l'hydraulique, le climat et la végétation de notre terrain de recherche. Le troisième chapitre concerne les circonstances des départs vers l'étranger et installations au pays de l'exil. Dans ce chapitre, nous avons interrogé les personnes ciblées afin d'avoir des réponses fiables à notre questionnement. D'après les individus interrogés, nous avons conclu que les gens décidaient de partir principalement pour des raisons économiques et socioculturelles. A travers cet axe de travail, nous avons aussi classé les différentes destinations, le type des départs (départ individuel, familial), type d'émigration (clandestine, légale et estudiantine) et le nombre d'individus résidants à l'étranger originaire de notre terrain de recherche. Les destinations favorites des candidats à l'émigration du village Maraghna sont la France, le Canada et la Suède. Le quatrième chapitre est la partie centrale de notre travail de recherche, il contient l'analyse des absences engendrées par le phénomène migratoire. A travers ce chapitre, nous avons réalisé un entretien pour chaque forme d'absence, à savoir l'absence du père, du fils (frère), de la fille (sœur) et des parents. En dernier lieux, nous avons analysé le rapatriement et l'enterrement de l'exilé par ses proches et les villageois. Dans le cinquième et dernier chapitre nous avons décrit les moyens de contacts utilisés par les émigrés et leurs familles pour se contacter, entretenir et renforcer lesliens sociaux entre les émigrés et le village Maraghna. A travers cette partie, nous avons abordé les différentes formes de messages qui circulent entre les émigrés et leurs proches, comme le message oral qui est la forme la plus basique et la plus ancienne des moyens de correspondance, le message écrit, les lettres acheminées par le biais de la poste et par la circulation des émigrés, le message sur cassette audio et vidéos, le téléphone fixe, le téléphone mobile, le fax, l'internet et le contact symbolique en implorant les saints religieux. Dans la dernière partie de ce chapitre, nous avons présenté les rapports des émigrés au village Maraghna. Les émigrés cotisent pour chaque année une somme d'argent qui sert à financer des projets de première nécessité au village Maraghna, comme la construction de fontaines et forages de puits. Ces cotisations servent également à rapatrier les dépouilles des émigrés décédés en émigration. Cet argent est acheminé parl'assemblée villageoise qui se tient pratiquement à chaque fin ou début d'année en région parisienne dans des cafés et dans des salles privées. En somme, ce modeste travail et le produit d'une longue étude et enquête de terrain qui a duré un peu plus d'une année au village Maraghna.
| N° Bulletin | Date / Année de parution | Titre N° Spécial | Sommaire |
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| N° d'Exemplaire / inventaire | Cote | Localisation | Type de Support | Type de Prêt | Statut | Date de Restitution Prévue | Réservation |
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| 200LCA/F/2018/02 | 200LCA/F/2018/02 | BIB-TIZI OUZOU / Mag du RDC | interne | disponible |