Essai d'analyse de l'impact de la croissance des dépenses publiques sur les équilibres macro-économiques : cas de l'Algérie
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Ce travail se veut un essai d'analyse de l'impact de la croissance des dépenses publiques sur ses équilibres macroéconomiques pour le cas algérien. Des politiques publiques de croissance par les dépenses ont été mises en œuvre par le gouvernement ayant puisé dans Budget de l'?tat pour leur financement. Les politiques publiques sont des instruments mis en place par les ?tats et ayant un rôle primordial dans la détermination et l'orientation des axes d'action, des performances à développer ainsi que les priorités sur lesquelles il faut agir. La conception de telles politiques relève de la compétence des hautes instances gouvernementales (les Banques Centrales, les Ministères …) et éventuellement en collaboration avec des experts dans les différents domaines connexes aux Finances Publiques en particulier et aux Sciences ?conomiques en général. ? travers ces politiques, les ?tats visent principalement la croissance économique et l'équilibre des fondamentaux macroéconomiques (taux de change, taux d'intérêt, taux d'inflation et balance des paiements) qui constituent des préoccupations majeures de tout ?tat désireux de préserver sa souveraineté, de maintenir son poids économique vis-à-vis d'autres pays et de garder son rang dans les organisations transnationales. La politique monétaire et la politique budgétaire constituent les deux instruments traditionnels les plus utilisés et les plus efficaces que les ?tats mettent en place, chacun dans un contexte bien déterminé. D'autres instruments tels que la politique fiscale, la politique de change et la politique de revenus existent également et peuvent être mis en œuvre pour des objectifs similaires. La politique budgétaire consiste à utiliser le budget de l'?tat pour atteindre certains objectifs. John Maynard Keynes (1883-1946) a montré, via le multiplicateur budgétaire, que l'utilisation du budget de l'?tat pouvait agir sur la demande des agents économiques. Il peut ainsi être utilisé dans une politique de régulation de la conjoncture au sens expansionniste et au sens restrictif. L'Algérie a pu tirer profit de la conjoncture qui a marqué le début du 21ème siècle par la hausse des prix des hydrocarbures, liquide et gazeux, pour amener ses réserves de changes à un niveau avoisinant les 200 milliards USD et se constituer un Fonds de Régulation des Recettes (FRR), un fonds souverain créé au début des années 2000. S'inspirant du modèle keynésien, et dans le but de relancer son économie en passant par une importante demande publique et disposantd'une manne financière importante, l'?tat algérien a mis en œuvre une politique budgétaire expansionniste par la réalisationd'investissements de grande envergure par le développement de ses infrastructures. Le travail qui a été fait dans ce travail a consisté à observer le comportement de cinq indicateurs macroéconomiques, durant la période allant de 2000 à 2015, correspondant à trois (03) programmes quinquennaux du gouvernement, pour juger de l'impact de cette politique sur l'économie nationale. ? ce titre, les données relatives au Produit Intérieur Brut, à l'Inflation, au Chômage, au Taux de Change et à la Balance des Paiement ont été recueillies auprès des organismes spécialisés pour être traitées et analysées. Il a été également question de voir l'évolution des recettes et des dépenses publiques en Algérie durant cette même période, pour voir la provenance des ressources financière mais également pour expliquer la raison de l'adoption de cette politique d'expansion par les dépenses publiques. Le financement des projets réalisés dans le cadre de cette politique a été assuré directement par les fonds provenant de la vente des hydrocarbures sur le marché mondial. La structure actuelle de l'économie algérienne ne permet pas de recourir à une autre source de financement du fait de son caractère rentier. Ainsi, il a été noté que, pour le cas algérien, l'évolution des indicateurs considérés dans ce présents travail est fonction du cours des hydrocarbures liquides et gazeux. L'éphémère bonne santé économique n'est que le résultat de la hausse passagère des cours des hydrocarbures. L'évolution de ces cinq (05) grandeurs a été satisfaisante durant les dix (10) premières années où les cours des hydrocarbures ont enregistré des hausses considérables et continues pour atteindre des niveaux très importants. Cependant, et suite au dernier choc pétrolier et la chute des cours du pétrole, il a été observé un changement de la tendance d'évolution de ces mêmes grandeurs. En effet, avec la chute brusque des prix des hydrocarbures, constituant la principale ressource de l'économie algérienne, les symptômes de bonne santé économique de l'Algérie ont vite laissé place à d'autres qui nous laissent inquiets quant à l'avenir de ce pays si la tendance baissière des cours des hydrocarbures persiste pour s'approcher du coût de revient. Ce résultat montre l'échec, sinon l'inadéquation de la politique budgétaire mise en œuvre par l'Algérie à redresser sa situation économique et à redynamiser son industrie. Les projets réalisés, sensés rehausser le niveau de productivité des agents économiques n'ont pas eu les effets escomptés dans un contexte de faiblesse du tissu industriel et d'une économie de subvention.
| N° Bulletin | Date / Année de parution | Titre N° Spécial | Sommaire |
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| N° d'Exemplaire / inventaire | Cote | Localisation | Type de Support | Type de Prêt | Statut | Date de Restitution Prévue | Réservation |
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| 900F/2018/02 | 900F/2018/02 | BIB-TIZI OUZOU / Mag du RDC | interne | disponible |